L'auteur : Je m'appelle Jennifer, je vais bientôt avoir 19 ans. Je suis étudiante et comme le dis mon entourage, je suis née dans un livre. J'ai toujours eu un grand respect pour eux, j'ai toujours aimé me plonger dans leurs histoires. Et j'ai toujours beaucoup écrit. Des poèmes, des petites "poussières d'histoires". J'écris quand je suis en colère, quand j'ai envie de pleurer ou de tout envoyer en l'air. Et quand j'ai le coeur chaud aussi. Tout ce que j'écris, ce sont mes sentiments du moment qui me le dictent. A moi de poser mes mots ( et de les peser aussi
^^), ce qui est parfois compliqué...
J'écris parce que ça me fait du bien et parce que j'aimerais mettre du soleil dans le coeur des gens, leur faire ressentir toute l'émotion qu'un texte peut dégager, comme moi-même je le sens quand je lis un livre.
Et puis s'évader un peu fait du bien, se plonger dans autre chose, ça nous fait rêver, voir le monde différemment aussi, parfois.
En ce qui concerne mon blog, Autumn-neverland
× est mon blog personnel et Whenever-you-need-me .
× est le blog où je poste mes textes. Et pour finir en beauté, mon écrivain préféré est Marc Levy. Quelqu'un qui sait raconter et faire vivre des histoires insensées avec des mots simples. Et ses romans sont vraiment magnifiques.
Enfin, j'ajouterais que je dédie ce texte à la personne que j'aime le plus au monde...
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C'était de l'amitié, disait-on. Mais tout le monde savait sans l'accepter, qu'entre eux deux c'était bien plus profond que cela. Lui, toujours à faire l'idiot, prêt à rendre service aux autres et à protèger ceux qu'il aimait, coûte que coûte. Bien que parfois ronchon, jamais il n'exposait ses blessures. Il fallait toujours montrer qu'il était plus fort que ses émotions, même devant elle. Elle... Toujours une part de douleur enfouie au fond de son coeur, bien cachée derrière un bouclier de bonne humeur simulée pour ne pas montrer ses faiblesses. C'était leur quotidien, jusqu'au jour où leurs chemins s'étaient croisés.
Tout en se ressemblant, ils étaient deux exacts opposés. Lui, la force qui dissimulait ses faiblesses; elle, une fragilité qui étouffait sa force. La rancune qui cache l'amour de peur de ne pas savoir le gèrer, la colère qui constitue un bouclier impénétrable pour ne pas perdre celui qu'elle aimait.
C'était de l'amitié, disait-on. Mais tout le monde savait sans l'accepter qu'entre eux, c'était comme un sentiment amoureux, en mieux. Il avait suffit d'une fraction de seconde pour que le monde autour de lui s'arrête de tourner, pour que ce qu'elle avait toujours fui, elle se mette à le désirer.
Elle avait toujours froid et lui toujours chaud. La lumière de ses yeux n'avait jamais brillée, alors que celle qui illuminait son regard avait été éteinte. Son coeur pleurait souvent alors que le sien s'était endurci. Il cachait sa tristesse derrière un sourire figé, elle emmurait la sienne derrière un air renfermé.
Dès que son regard avait croisé le sien, il avait su qu'elle était là pour lui. Il avait senti son coeur s'emballer et une chaleur l'envahir quand elle lui avait adressé un sourire timide, qui traduisait sa force et sa fragilité, son incertitude parfois au-dessus de son assurance. Sa souffrance cachée... Il n'avait eu plus qu'une envie: que tout cela s'arrête. Que rien ne puisse plus jamais la blesser.
Elle avait levé les yeux vers lui et les avait baissés aussitôt, intimidée par l'homme qui se tenait devant elle. Dès qu'elle l'avait vu elle avait su qu'il était là pour elle, et une nouvelle peur l'avait envahi. Celle de l'aimer. De l'aimer trop fort et qu'il disparaisse.
Plus ils étaient ensemble et plus ils voulaient le rester. Chaque seconde passée loin de lui déchirait son coeur, l'empêchait d'être heureuse. C'était comme si sa vie tournait autour de lui, comme s'il était son oxygène. Oui, c'était bien ça. Quand il n'était pas près d'elle, elle avait l'impression d'étouffer. Elle était devenu son échapatoire aux souffrances qu'il refusait de laisser entrevoir, elle était sa force, son espoir. Elle lui avait montré que le monde était encore beau, si des gens avaient la même chance qu'eux deux; et qu'il faut toujours y croire.
Il lui avait donné de sa chaleur, elle lui avait rendu l'envie de vivre. Il avait fait briller les milliers d'étoiles de ses yeux, elle avait ravivé la flamme de son regard. Elle avait su percer l'armure qui entourait son coeur d'homme, il avait sèché les larmes du sien. Et maintenant ils souriaient, le plus sincèrement du monde.
Chacun d'eux était conscient que pour lui, l'autre représentait tout. Il avait une façon bien à lui de lui montrer qu'il l'aimait, tout en s'assurant que jamais elle ne le saurait. Parce qu'il avait peur que tout recommence, encore une fois. Et avec elle, il ne le supporterait pas. Elle avait ses manières bien particulières de lui faire goûter sa douceur car elle savait que cela l'appaisait. Mais quand il avait du mal à se contenir, elle se contentait de le laisser faire, n'en demandant pas d'avantage, de peur que ça recommence, encore une fois. Et avec lui, elle ne le supporterait pas.
Pour chacun d'eux, l'idée de perdre la personne à laquelle ils tenaient le plus au monde était inconcevable. Et dans leur cas, c'était tout bonnement improbable.
Ils s'écrivaient à longueur de temps, même pour ne rien dire. Simplement pour s'assurer qu'ils pensaient l'un à l'autre. Il hantait ses nuits et elle ses jours, ils se cherchaient dès qu'une infime distance les séparait.
Quand il avait mal elle le sentait, même si elle était à des kilomètres de lui. Et parfois, sa peine l'envahissait. Elle ne savait plus la retenir alors elle pleurait, laissant échapper un peu de la douleur qui la rongeait. Et comme s'il avait entendu ses sanglots résonner dans sa tête, il lui envoyait un message d'amour et de réconfort, caché derrière des mots d'une extrême simplicité. Et la peine s'en allait. Souvent, il murmurait son nom dans son sommeil, admirait son visage dans ses rêves. Elle était forte et il le savait. Il avait su voir cela en elle et il avait juré de la protèger.
C'était de l'amitié, disait-on. Tout le monde voulait s'en persuader et personne ne savait avec exactitude ce qu'il y avait entre eux. Oui, c'était de l'amitié mais comme en mieux, de l'amour en plus profond. De l'amour comme tout le monde aimerait en trouver. Car si personne ne voulait l'accepter, il s'aimaient plus que tout au monde. Rien ne pourrait changer cela.
Et quelques fois dans la nuit noire, ils regardaient les étoiles, chacun de sa propre fenêtre, et pensaient fort l'un à l'autre. Alors ils sentaient le regard de leur âme soeur posé sur eux et ils souriaient, s'envoyant le plus tendre des baisers.
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► Mon avis : Ton texte est vraiment Beau. Beau , oui c'est le mot qui convient le mieux et c'est ce mot que m'inspire ton texte. Tu montres bien à quel point , il n'y qu'une infime différence entre l'amour et l'amitié. L'amour véritable que tu évoques, laisse rêveur. Les mots sont bien choisis. Merci beaucoup pour ton texte qui inaugure magnifiquement cette galerie !